• Mar 11, 2024
  • 3 minutes

(L’Economist)
LE Maroc et la Libye vont-ils ouvrir une nouvelle page dans leurs relations bilatérales ? On peut le dire sans risque de se tromper vu l’importante délégation gouvernementale libyenne attendue pour une visite de deux jours dès aujourd’hui au Maroc.
Présidée par le Premier ministre en personne, cette délégation compte au moins dix ministres. Rabat et Tripoli avaient fait part, dès le lendemain de la chute du régime de Mouamar Kadhafi, de leur volonté de repartir sur de nouvelles bases dans leur coopération. L’échange de visites de délégations pour explorer les domaines de cette coopération a ainsi été inscrit en tête de liste des priorités des deux capitales pour, à juste titre, inaugurer une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.
Les deux pays s’acheminent vers une alliance stratégique
En programmant cette visite au Maroc, la première après l’installation de son Conseil national, le gouvernement libyen veut, sans aucun doute, «récompenser» le Maroc pour sa prise de position en faveur du soulèvement en Libye.
Pour rappel, Taieb Fassi Fihri, alors ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a été le premier responsable arabe à se rendre fin août 2011 à Benghazi, quelques jours après la chute de Tripoli. Auparavant, Rabat avait reconnu le CNT «comme représentant unique et légitime du peuple libyen».
Aujourd’hui, au moment où il semble que les pendules ont été remises à l’heure dans le domaine politique, les relations économiques vont certainement pousser les deux pays vers une alliance stratégique dont l’épine dorsale pourrait être la reconstruction de ce qui a été détruit par les combats entre l’armée de Kadhafi et les
insurgés. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Maroc Export a organisé du 13 au 20 décembre dernier une opération de prospection dans les deux plus grandes villes de la Libye, Tripoli et Benghazi.
Parmi les secteurs ciblés par cette opération de charme, figurent le BTP, l’agroalimentaire, les nouvelles technologies de l’information, le matériel électrique… Un peu plus d’une semaine après, une délégation libyenne de haut niveau a été reçue au siège de l´Asmex (le 9 janvier 2012). Les représentants des différents secteurs d´activité intéressés par le marché libyen (textile et habillement, IMME, pharmacie, agro-industrie, pêche, etc.) ont pu rencontrer leurs homologues libyens. Les membres de la délégation libyenne avaient alors informé que plusieurs chantiers sont ouverts dans leurs pays et invité les opérateurs marocains à se positionner sur ces marchés.
Mais sur le volet des échanges commerciaux entre les deux pays, le tableau n’est pas rose. Les exportations ont enregistré un recul de 24% en 2011 alors que les importations ont connu une baisse de 70%. Quant à la valeur globale des échanges, elle a tout simplement reculé de 49%.
Cependant, il est certain que le Premier ministre libyen ne vient pas au Maroc seulement pour faire appel à l’expertise marocaine quoique elle bénéficie d’un grand intérêt de la part de Tripoli.
Il y a d’autres questions qui sont encore en suspens. A commencer par la question des avoirs libyens investis au Maroc sous l’ère Kadhafi. Deux fonds ont permis de porter ces investissements: le Libya Africa Investment Portfolio et la Libyan Foreign Investment Company (Lafico), filiale du fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA). Les opérations les plus connues restent le Kenzi Tower Hotel qui a coûté aux Libyens quelque 880 millions de DH et l’opération de rachat de la compagnie pétrolière Mobil Maroc par Oilibya devenue très active depuis. Pour 2011 et au premier semestre de 2012, aucune opération d’investissement n’a été enregistrée avec la Libye. Et cela se comprend vu la situation qui prévalait dans le pays.
Jamal Eddine HERRADI

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(L’Opinion) Le Maroc s’est engagé très tôt dans un processus de réformes qui s’est étalé sur des décennies, a indiqué M. Lahcen Abdelkhalek, ambassadeur du Maroc en Jordanie. Invité de l’émission “Hiwar” diffusée mercredi soir sur la chaîne de télévision jordanienne “Seven Stars”, le diplomate marocain a affirmé que le mouvement de réformes au Maroc a été lancé dès l’aube de l’indépendance avec la consécration du multipartisme. Le royaume s’est engagé, ainsi, avec fermeté dans le processus démocratique à travers les amendements apportés à la constitution et l’organisation d’élections parlementaires et locales, a-t-il dit, soulignant que “ce processus de réformes n’a jamais été interrompu et s’est poursuivi tout au long des dernières décennies”. Depuis son intronisation, SM le Roi Mohammed VI a donné un nouveau souffle à ce processus en engageant le Maroc dans une série de réformes profondes (loi sur les partis, code de la famille, loi sur la nationalité, libéralisation du secteur audio-visuel et promotion de la participation des femmes dans les institutions), a poursuivi M. Adelkhalek, relevant que ces réformes “ne sont pas le résultat de circonstances imprévues ou du hasard, mais s’inscrivent plutôt dans une dynamique continue”. Le diplomate marocain a souligné, en ce sens, que le discours royal historique de mars 2011 annonçant la révision de la constitution, est l’aboutissement d’un processus de réformes entamé depuis des années, précisant que les amendements constitutionnels approuvés par une écrasante majorité ont été bien accueillis et très appréciés par la communauté internationale. L’adoption de la nouvelle loi fondamentale a été suivie par l’organisation des élections législatives du 25 novembre dernier qui ont engendré un nouveau gouvernement conduit par le Parti de la Justice et du Développement (PJD) qui a remporté le plus grand nombre de sièges au Parlement, a-t-il dit rappelant les dispositions de la nouvelle constitution, relatives à la mise en place de nombreuses institutions dans le cadre de la consécration de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. Parallèlement à ces réformes, qui reflètent la capacité du Royaume à gérer son présent et son avenir avec sagesse et perspicacité, SM le Roi, soucieux de promouvoir les conditions économiques et sociales, a lancé de nombreuses initiatives sectorielles stratégiques (Maroc Vert, Vision 2020 dans le secteur du tourisme, plan Halieutis pour promouvoir le secteur de la pêche…), a poursuivi M. Adelkhalek, faisant état notamment de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) qui a contribué, depuis son lancement en 2005, à la lutte contre la vulnérabilité et la précarité et à la création de projets générateurs de revenus, a-t-il dit. Cette dynamique a érigé le Maroc en modèle à suivre aux niveaux arabe et africain, a-t-il ajouté précisant que le royaume qui s’est engagé activement sur la voie des réformes a pu se prémunir des implications de l’évolution politique qu’a connue la région arabe. Au niveau régional, M. Abdelkhalek a abordé le conflit artificiel autour du Sahara marocain, rappelant la dynamique enclenchée par la proposition marocaine d’autonomie au Sahara dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de la préservation de son intégrité territoriale.

  • 11 Marzo 2024
  • 3 minutes
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(Afrik.com) Les immigrés de l’Afrique subsaharienne ne sont plus les bienvenus au Maroc. Ces derniers temps, le Royaume chérifien, qui souhaite réguler les flux migratoires, a durci sa politique de répression des immigrés clandestins. Le député socialiste Abdelhadi Khayrate a même affirmé qu’ils représentaient un « danger » pour le Maroc. Les immigrés y penseront à deux fois avant de se rendre au Royaume chérifien. Ces derniers temps, le Maroc a durci le ton contre les migrants en situation irrégulière qui résident sur son territoire, les contrôles sont beaucoup plus stricts aux frontières. L’objectif, limiter à tout prix les flux migratoires. La police justifie sa politique de répression envers les immigrés, en les accusant d’être des « criminels de guerre ». Le député socialiste Abdelhadi Khayrate est même allé plus loin. En mai dernier, lors d’une séance à l’Assemblée nationale, il a été jusqu’à affirmer que les immigrés sont armés et entrainés et qu’ils représentent un danger pour le peuple marocain. De même, début juin, le journal indépendant marocain Assabah avait également créé la polémique avec un article intitulé Les immigrés africains impliqués dans des crimes de guerre. Le quotidien avait publié une enquête du gouvernement sur les immigrés résidant au Maroc et recherchés pour crimes de guerre à l’international. « Ils subissent des traitements inhumains » Les immigrés sénégalais, eux, affirment avoir été victimes de brimades dernièrement, selon le journal sénégalais Le Quotidien. Certains sont torturés dans les commissariats de police, d’autres rejetés à la frontière. Une traque qui se fait jusqu’à leur domicile, raconte l’un d’entre eux au journal. « Actuellement tous les Sénégalais sont menacés d’expulsion », assure-t-il. Dakar et Rabat sont pourtant des pays-amis. Cette situation pourrait bien ternir leurs relations. Selon une enquête menée par le Conseil de la communauté marocaine de l’étranger (CCME), le nombre d’immigrés africains n’excéderait pas 10 000. Ils sont originaires du Cameroun, de Guinée, du Sénégal ou du Nigeria. Pour certains, le Royaume chérifien est un passage obligé pour se rendre en Europe. D’autres y viennent pour se réfugier ou trouver du travail. La majorité des migrants rejoignent le Maroc via la frontière avec l’Algérie. C’est d’ailleurs à cette frontière que la police n’hésite pas à les refouler. Plusieurs immigrés de l’Afrique subsaharienne ont été reconduits à la frontière de façon brutale, dénonce l’Association marocaine des droits humains. Selon l’organisation, « ils subissent des traitements inhumains, avec des coups et des insultes à connotations racistes et discriminatoires ».

  • 11 Marzo 2024
  • 3 minutes

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