• Mar 11, 2024
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(AFP/Azzouz Boukallouch) Un peu plus de six mois après sa nomination, le gouvernement de coalition dirigé par l’islamiste Abdelilah Benkirane connaît ses premiers déboires. C’était prévisible : un contexte économique marqué par la crise, des révolutions arabes qui s’éternisent et font planer le risque d’une reprise de la contestation dans la rue, une monarchie soucieuse de préserver son capital sympathie et de ne pas être associée à l’échec éventuel du gouvernement sont autant de facteurs qui expliquent ces difficultés.
Tout avait plutôt bien commencé. Déjouant les pronostics de ceux qui prédisaient une cohabitation tendue entre le roi et le Parti de la justice et du développement (PJD), vainqueur dans les urnes, le chef du gouvernement s’était rapidement forgé une image de boute-en-train, fort en thème, blaguant devant un Mohammed VI apparemment complice. Cerné par un protocole pesant et des courtisans aussi empressés qu’intéressés, le roi paraissait assez séduit par ce parler-vrai rafraîchissant. Les plus optimistes espéraient même que le rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’exécutif, inscrit dans la nouvelle Constitution, serait bel et bien appliqué et que le roi se délesterait d’une partie de ses prérogatives au profit de son Premier ministre.
Volonté de rompre avec les anciennes pratiques
D’entrée de jeu, Abdelilah Benkirane et son équipe ont affiché leur volonté de rompre avec certaines pratiques. Première mission: partir en croisade contre la corruption et l’économie de rente, qui gangrènent la société marocaine. Le ministre de l’Equipement et des transports, Abdelaziz Rabbah, a été l’un des premiers à faire parler de lui en dévoilant la liste, jusque-là non publique, des bénéficiaires des autorisations de transport de voyageurs, les “grimates”. L’opacité qui entoure l’attribution de très nombreux agréments (pas seulement dans le domaine des transports) a souvent été dénoncée au Maroc. Ce système des grimates est même considéré comme un maillon essentiel du contrôle des populations par le Makhzen, l’administration royale. Ainsi, dans le sillage des manifestations qui ont agité le royaume pendant les premiers mois de l’année 2011, moqadem et caïds – les agents de l’administration locale – ont parcouru bourgs et villages pour y distribuer de précieux avantages, en échange d’une allégeance renouvelée. Ce discours anticorruption s’est cependant assez vite essoufflé, la lutte contre l’économie de rente se limitant à des effets d’annonce et à la publication de quelques noms. Le PJD est revenu aux fondamentaux de l’idéologie islamo-conservatrice, au risque de déplaire à la fraction moderniste de la société… et au souverain.
Le premier faux pas est venu de la seule femme du gouvernement, Bassima Hakkaoui, après le suicide, au mois de mars, d’une adolescente mariée de force à son violeur présumé. Le drame avait suscité une forte émotion dans le royaume et à l’étranger. De nombreuses associations de femmes avaient alors demandé que soit abrogé l’article 475 du Code pénal marocain, qui permet à un homme coupable de viol sur mineure d’échapper à sa peine en épousant sa victime. Affirmant que “parfois le mariage de la violée à son violeur ne lui porte pas un réel préjudice”, Bassima Hakkaoui leur avait opposé une fin de non-recevoir en se déclarant opposée à l’abrogation de l’article incriminé “sous la pression de l’opinion publique internationale”.
Des propos malvenus du ministre de la Justice
Autre ministre, autre bévue: le tonitruant détenteur du portefeuille de la Justice, Mustapha Ramid, ancien avocat de détenus salafistes, pointait, lors d’une visite à Marrakech, l’attitude selon lui “dépravée” des étrangers, accusés de “passer beaucoup de temps à commettre des péchés et s’éloigner de Dieu” lors de leurs séjours dans la capitale du sud du royaume. Des propos malvenus, alors même que, un an après l’attentat qui a secoué le café Argana, la ville ocre mise plus que jamais sur le retour des touristes. Au cours de cette même visite, Ramid a également eu un entretien très médiatisé avec une figure controversée de la scène religieuse marocaine, le cheikh Maghraoui, connu pour avoir, en 2008, émis une fatwa autorisant le mariage d’une fillette de 9 ans…
Dans un premier temps, la monarchie est restée sur la réserve, tout en engageant discrètement une véritable course aux nominations. Avant même l’arrivée d’Abdelilah Benkirane à la primature, après avoir musclé son cabinet en y introduisant de nouveaux conseillers, dont son ami Fouad Ali el-Himma et l’ancien ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, Mohammed VI avait nommé une série d’ambassadeurs. Le mouvement préfectoral du mois de mai dernier a de nouveau été piloté presque entièrement par le Palais. C’est le roi qui a choisi la plupart des nouveaux walis (préfets) et gouverneurs, le chef du gouvernement jouant les figurants. Dans la même veine, quelques jours avant, Mohammed VI avait créé une nouvelle commission – chargée de la réforme de la justice, celle-là -, dont les membres ont tous été nommés par décret royal.
Il aura fallu que le ministre de la Communication, Mustapha el-Khalfi, annonce la mise en application des nouveaux cahiers des charges de l’audiovisuel public, pour que le Palais sorte de sa réserve et entame la deuxième phase de son bras de fer avec le PJD. Mustapha el-Khalfi proposait en substance que les chaînes de télévision marocaines (Al Aoula et 2M) retransmettent tous les appels à la prière de la journée, accordent une plus grande place à l’arabe et à l’amazigh (au détriment des langues étrangères que sont le français et l’espagnol), s’interdisent de diffuser de la publicité pour les jeux de hasard… Ces mesures n’ont pas manqué de susciter l’ire des patrons de chaînes. Réputés proches du Palais, ces derniers se sont épanchés dans les médias sur leur désaccord avec leur ministre de tutelle. Le différend a pris un tour nouveau quand le roi en personne a convoqué Abdelilah Benkirane et Mustapha el-Khalfi. Avant de rendre un verdict sans appel: les dispositions de ce texte ne correspondent pas à l’esprit de la nouvelle Constitution, qui se veut pluraliste. En l’état, il ne sera pas adopté.
Fin de la lune de miel
C’est le premier vrai revers enregistré par le gouvernement. Les dirigeants du PJD n’en continuent pas moins de mettre en avant le soutien que leur accorde toujours le roi, mais ces contre-feux ne trompent personne: la lune de miel entre Abdelilah Benkirane et Mohammed VI semble terminée. Un malheur n’arrivant jamais seul, l’opposition parlementaire, comme enhardie par ce désaveu, n’a pas tardé pas à prendre le relais. Cette fois, ce sont les augmentations de prix décidées par le gouvernement qui ont mis le feu aux poudres.
L’avenir de la Caisse de compensation, un fonds mis en place par l’Etat sous Hassan II pour subventionner les produits de première nécessité, fait l’objet d’un débat récurrent au Maroc. Dans un contexte budgétaire difficile pour le royaume, confronté à l’envolée des prix du pétrole et à la facture des subventions accordées pour maintenir la paix sociale l’an dernier, le gouvernement a pris une décision impopulaire, il y a quelques semaines, en annonçant une augmentation du prix de l’essence et en laissant entendre que d’autres hausses pourraient suivre.
Le roi plane au-dessus de la mêlée, dans un rôle d’arbitre
Les syndicats proches de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), aujourd’hui dans l’opposition, se sont saisis de cette décision pour faire descendre leurs partisans dans la rue. Le dimanche 27 mai, plusieurs milliers de personnes ont donc manifesté à Casablanca, la capitale économique du pays, et scandé des slogans hostiles au gouvernement. Après les derniers échecs des appels à manifester lancés par le Mouvement du 20 février, fer de lance du mouvement protestataire de l’an dernier, ce rassemblement a surpris par son ampleur. L’état de grâce est bel et bien terminé pour le gouvernement emmené par le PJD, désormais sous le feu des critiques.
Paradoxalement, la manifestation de Casablanca couronne de succès la gestion royale du “printemps arabe” marocain. Si la rue a pu sembler, un temps, être tentée par des slogans antimonarchiques, c’est aujourd’hui le gouvernement d’Abdelilah Benkirane qui est en première ligne. Alors même qu’il n’a rien perdu de son pouvoir réel, le roi plane désormais au-dessus de la mêlée, dans un rôle d’arbitre, à la fois recours des modernistes et alibi des islamistes. Reste les problèmes de fond de l’économie marocaine. Sortie indemne du “printemps arabe” et de la “marée verte” qui a suivi, la monarchie est aujourd’hui, comme l’ensemble du royaume, confrontée au vent de la crise qui souffle d’Europe.
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Commentaires (2)
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SiriusmaghrebinSiriusmaghrebin – 03/08/2012 13:36:12
Le couple Palais /PJD est comptable solidaire de la situation économique et sociale.Les deficits budgetaires creusés par la caisse de compensation( 55 milliards de dirhams,soit 5 milliards d’euros)des produits pétroliers ,farine de blé,sucre,les chutes de devises dues l’affaissement des investissements directs ,la chute des entrés touristiques,la chute des transferts des travaileurs marocains à l’étranger font que le Maroc connait financièrement une situation très critique,d’autant que la croissance longtemps à 6 ou 7%,tombe à moins de 2,2%. Le chômage recurrent des jeunes atteint les 50%,les caisses de retraite feront tilt dans les années 2020 au plus tard.La dernière hausse courageuse du prix de l’éssence et du gazoil est à mettre au crédit du PJD.Reste que même réelu triophalement à la tête de son parti,vu que ses concurents ne sont pas prêts à affronter la fronde des plus démunis,Benkirane n’ a pas de recette miracle,pas plus que le Palais de politique de rechange crédible.N’oublions pas que les dernières élections législatives du 25 novembre dernier n’a vu qu’une participation de 35% des électeurs marocains .Le PJD de Benkirane actuel premier ministre a recueilli tou de même une voix exprimée sur 4,ce qui n’est pas négligeable.Malgré les dérapages verbaux de ses ministres et sa piètre culture économique,Benkirane continue à jouir d’une polpularité certaine,pendant que l’Istklal ,arrivé second ,se déchire en deux factions,et risque l’implosion.Quand au parti socialiste USFP,aucun leader n’emerge même dans l’opposition.Le Palais pour rester au dessus de la mêlée se voit cohabiter au moins pendant cette législature,sinon,on ne voit pas bien comment ajouter des incertitudes politiques aux incertitudes économiques.

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Pour que le système marocain et ses institutions soient effectivement réorganisés, des dizaines de textes devront être élaborés et approuvés d’ici à 2016. L’article 86 de la Constitution fixe un délai au gouvernement marocain pour préparer les lois organiques qu’elle prévoit. Elles « doivent avoir été soumises pour approbation au Parlement dans un délai n’excédant pas la durée de la première législature suivant la promulgation de ladite Constitution ». Après les législatives de novembre 2011, la nouvelle Chambre des représentants s’est attelée aux débats et au vote de la déclaration gouvernementale, puis de la Loi de finances pour 2012. Ce qui explique le retard pris dans l’étude des textes les plus importants de la législature 2011-2016. Trois lois organiques ont d’ores et déjà été adoptées depuis l’adoption de la Constitution le 1er juillet 2011. Toutes ont été votées avant le scrutin de novembre. Il s’agit des textes relatifs aux partis politiques, à la Chambre des représentants et à la Chambre des conseillers. La première loi introduite par la nouvelle majorité concerne les nominations aux hautes fonctions publiques. Cette loi n° 02-12 « relative aux nominations aux hautes fonctions en application des dispositions des articles 49 et 92 de la Constitution » répartit les pouvoirs de proposition et de nomination entre le roi et le chef du gouvernement. Après avoir été votée, elle a été invalidée par le Conseil constitutionnel, le 3 juin dernier. Une deuxième mouture de ce texte a ensuite été adoptée début juillet, après une courte navette législative. Batterie de lois-cadres Quatre textes en un an, cela peut paraître bien peu. Car le texte de la Constitution prévoit une batterie de nouvelles lois-cadres pour les parlementaires. Au regard de la faiblesse des débats jusque-là, on peut légitimement se poser des questions sur la procédure de production de ces lois organiques, qui viennent préciser et détailler les réformes annoncées par la Constitution, quand elles ne créent pas de toutes pièces de nouvelles institutions. La Loi fondamentale donne ainsi au Parlement le pouvoir de réorganiser les dispositions gouvernant les commissions d’enquête parlementaires, les droits de l’opposition, les statuts des membres du gouvernement et des magistrats. Le pouvoir législatif devra également préciser les textes relatifs au Conseil de régence, au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, à la Cour constitutionnelle, aux collectivités territoriales, au Conseil économique, social et environnemental. Une nouvelle loi organique de finances est aussi prévue. En outre, c’est aussi au Parlement de mettre en œuvre les innovations apportées par la réforme constitutionnelle. Il s’agit notamment du droit d’initiative parlementaire, du droit de pétition, de la législation du droit de grève, de l’exception d’inconstitutionnalité, du statut de la langue amazighe et du tout nouveau Conseil national des langues et de la culture marocaine. Au-delà de ce catalogue de textes qui revoit de fond en comble l’ordre législatif marocain, le principal enjeu de la réforme sera l’implication des élus des deux chambres dans l’écriture de ces lois, par la proposition de textes, le travail en commission sur la base des projets de lois portés par le gouvernement, en introduisant notamment des amendements aux textes. Le texte de la loi n° 02-12 a notamment fait l’objet d’une bataille féroce en commission des lois, sans qu’aucun des amendements déposés par les groupes parlementaires de l’opposition ne soit retenu. Normal, au regard de la confortable majorité dont dispose le gouvernement et de la solidarité entre députés de cette majorité. Il n’en demeure pas moins que l’absence de débat public a réduit l’intérêt des citoyens pour ce texte pourtant crucial. Garde-fou juridique On peut penser que ces lois organiques, qui doivent toutes êtres validées par le Conseil constitutionnel ne seront pas adoptées dans garde-fou juridique, mais leur importance donne un indice sur le fonctionnement réel du pouvoir législatif. Celui-ci sera testé à l’occasion de dizaines de lois ordinaires qui doivent aussi fixer la composition, l’organisation, les attributions et les règles de fonctionnement des instances consultatives et de contrôle existantes, parmi lesquelles le Conseil national des droits de l’homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, la Haute Autorité de la communication audiovisuelle et le Conseil de la concurrence. Enfin, d’autres lois devront définir ex nihilo de nouveaux organes : Autorité de la parité et de la lutte contre la discrimination, Instance nationale de probité et de lutte contre la corruption, Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, Conseil consultatif de la famille et de l’enfance, Conseil de la jeunesse et de l’action associative. Passé le mois de ramadan, les députés auront du pain sur la planche. Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Maroc : les clés du royaume… | Maroc : le vaste chantier de la réorganisation des institutions | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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De ses lointains ancêtres alaouites, descendants d’Ali et de Fatima, il a hérité du sabre et du Coran, de la double onction des chérifs détenteurs de la baraka et des chefs de guerre. Si la fonction spirituelle demeure intacte, puisque aujourd’hui encore la prière est dite en son nom dans toutes les mosquées du royaume, le prestige temporel n’est plus depuis longtemps celui d’un djihadiste, mais celui d’un arbitre au-dessus de la mêlée. C’est cette fusion entre les deux visages du souverain que célèbre chaque 30 juillet la fête du Trône. Comme son père et son grand-père avant lui, Mohammed VI est, sur le terrain politique, un intermédiaire qui se veut équitable. Comme eux, il a dû s’imposer pour que ce rôle ne se réduise pas à celui d’instance symbolique et de grand officiant des solennités publiques auquel une partie de la société politique (les partis d’opposition sous Hassan II, le Mouvement du 20 février aujourd’hui) aurait voulu le réduire. Arbitre avec ce que cela implique : ne jamais s’engager outre mesure et éviter d’être identifié à quelque groupe que ce soit, surtout à celui dont il a favorisé l’existence. Mais là où son prédécesseur encourageait les rivalités et au sens premier de l’expression divisait pour régner, M6 laisse se dérouler le jeu démocratique : la victoire des islamistes aux législatives de 2011 n’était sans doute pas son choix, mais il a laissé s’accomplir la volonté populaire. Non sans habileté, d’ailleurs, puisque la réussite du gouvernement Benkirane ne saurait lui être opposable et que son échec ne pourrait lui être imputable. Ne pas croire, pourtant, que cet homme de 49 ans, aussi médiatiquement discret que son père était cathodique, ait abandonné aux politiciens le seul champ qui vaille aujourd’hui au Maroc : l’économique et le social. Sur ce terrain, il fait ce que ne faisait pas (ou plus) Hassan II, multipliant les projets, les visites et les inaugurations à un rythme soutenu – deux à trois par mois aux quatre coins d’un royaume qu’il arpente tel un géomètre. Ports, usines, eau, électricité, stades, routes, universités, parc énergétique, habitat, TGV, mais aussi couverture médicale de base, réforme de la justice ou désengagement progressif du Palais de ses rôles traditionnels (et souvent jugés envahissants) de collateur et d’entrepreneur, la liste de ce que l’on appelle les « activités royales » pour cette année 2011-2012 n’est pas celle d’une monarchie dormante. Un trône, il le sait, se mérite chaque jour. « Le peuple peut vivre sans roi, mais le roi ne peut vivre sans peuple » : la citation de cet aphorisme du célèbre réformateur Al-Afghani valut au rédacteur en chef d’un journal du parti de l’Istiqlal dix mois de prison. C’était il y a près d’un demi-siècle. Aujourd’hui, elle passerait inaperçue tant sont rares les Marocains à l’estimer, en ce qui les concerne, exacte. N’en déplaise à ceux qui, de l’étranger, ont toujours voulu la considérer comme une obsolescence, la monarchie alaouite a su avec M6 prendre le tournant de la modernité et d’une certaine normalité. Ici, le siège suprême n’est pas éjectable. Et ce n’est pas demain que la prière ne sera plus dite au nom de « celui que Dieu a choisi ». Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Maroc : les clés du royaume… | Maroc : un trône se mérite chaque jour | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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