Le Maroc chasse les immigrés clandestins

(Afrik.com)
Les immigrés de l’Afrique subsaharienne ne sont plus les bienvenus au Maroc. Ces derniers temps, le Royaume chérifien, qui souhaite réguler les flux migratoires, a durci sa politique de répression des immigrés clandestins. Le député socialiste Abdelhadi Khayrate a même affirmé qu’ils représentaient un « danger » pour le Maroc.
Les immigrés y penseront à deux fois avant de se rendre au Royaume chérifien. Ces derniers temps, le Maroc a durci le ton contre les migrants en situation irrégulière qui résident sur son territoire, les contrôles sont beaucoup plus stricts aux frontières. L’objectif, limiter à tout prix les flux migratoires.
La police justifie sa politique de répression envers les immigrés, en les accusant d’être des « criminels de guerre ». Le député socialiste Abdelhadi Khayrate est même allé plus loin. En mai dernier, lors d’une séance à l’Assemblée nationale, il a été jusqu’à affirmer que les immigrés sont armés et entrainés et qu’ils représentent un danger pour le peuple marocain. De même, début juin, le journal indépendant marocain Assabah avait également créé la polémique avec un article intitulé Les immigrés africains impliqués dans des crimes de guerre. Le quotidien avait publié une enquête du gouvernement sur les immigrés résidant au Maroc et recherchés pour crimes de guerre à l’international.
« Ils subissent des traitements inhumains »
Les immigrés sénégalais, eux, affirment avoir été victimes de brimades dernièrement, selon le journal sénégalais Le Quotidien. Certains sont torturés dans les commissariats de police, d’autres rejetés à la frontière. Une traque qui se fait jusqu’à leur domicile, raconte l’un d’entre eux au journal. « Actuellement tous les Sénégalais sont menacés d’expulsion », assure-t-il. Dakar et Rabat sont pourtant des pays-amis. Cette situation pourrait bien ternir leurs relations.
Selon une enquête menée par le Conseil de la communauté marocaine de l’étranger (CCME), le nombre d’immigrés africains n’excéderait pas 10 000. Ils sont originaires du Cameroun, de Guinée, du Sénégal ou du Nigeria. Pour certains, le Royaume chérifien est un passage obligé pour se rendre en Europe. D’autres y viennent pour se réfugier ou trouver du travail.
La majorité des migrants rejoignent le Maroc via la frontière avec l’Algérie. C’est d’ailleurs à cette frontière que la police n’hésite pas à les refouler. Plusieurs immigrés de l’Afrique subsaharienne ont été reconduits à la frontière de façon brutale, dénonce l’Association marocaine des droits humains. Selon l’organisation, « ils subissent des traitements inhumains, avec des coups et des insultes à connotations racistes et discriminatoires ».

Maroc-Libye Vers un retour des investissements libyens

(L’Economist)
LE Maroc et la Libye vont-ils ouvrir une nouvelle page dans leurs relations bilatérales ? On peut le dire sans risque de se tromper vu l’importante délégation gouvernementale libyenne attendue pour une visite de deux jours dès aujourd’hui au Maroc.
Présidée par le Premier ministre en personne, cette délégation compte au moins dix ministres. Rabat et Tripoli avaient fait part, dès le lendemain de la chute du régime de Mouamar Kadhafi, de leur volonté de repartir sur de nouvelles bases dans leur coopération. L’échange de visites de délégations pour explorer les domaines de cette coopération a ainsi été inscrit en tête de liste des priorités des deux capitales pour, à juste titre, inaugurer une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.
Les deux pays s’acheminent vers une alliance stratégique
En programmant cette visite au Maroc, la première après l’installation de son Conseil national, le gouvernement libyen veut, sans aucun doute, «récompenser» le Maroc pour sa prise de position en faveur du soulèvement en Libye.
Pour rappel, Taieb Fassi Fihri, alors ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a été le premier responsable arabe à se rendre fin août 2011 à Benghazi, quelques jours après la chute de Tripoli. Auparavant, Rabat avait reconnu le CNT «comme représentant unique et légitime du peuple libyen».
Aujourd’hui, au moment où il semble que les pendules ont été remises à l’heure dans le domaine politique, les relations économiques vont certainement pousser les deux pays vers une alliance stratégique dont l’épine dorsale pourrait être la reconstruction de ce qui a été détruit par les combats entre l’armée de Kadhafi et les
insurgés. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Maroc Export a organisé du 13 au 20 décembre dernier une opération de prospection dans les deux plus grandes villes de la Libye, Tripoli et Benghazi.
Parmi les secteurs ciblés par cette opération de charme, figurent le BTP, l’agroalimentaire, les nouvelles technologies de l’information, le matériel électrique… Un peu plus d’une semaine après, une délégation libyenne de haut niveau a été reçue au siège de l´Asmex (le 9 janvier 2012). Les représentants des différents secteurs d´activité intéressés par le marché libyen (textile et habillement, IMME, pharmacie, agro-industrie, pêche, etc.) ont pu rencontrer leurs homologues libyens. Les membres de la délégation libyenne avaient alors informé que plusieurs chantiers sont ouverts dans leurs pays et invité les opérateurs marocains à se positionner sur ces marchés.
Mais sur le volet des échanges commerciaux entre les deux pays, le tableau n’est pas rose. Les exportations ont enregistré un recul de 24% en 2011 alors que les importations ont connu une baisse de 70%. Quant à la valeur globale des échanges, elle a tout simplement reculé de 49%.
Cependant, il est certain que le Premier ministre libyen ne vient pas au Maroc seulement pour faire appel à l’expertise marocaine quoique elle bénéficie d’un grand intérêt de la part de Tripoli.
Il y a d’autres questions qui sont encore en suspens. A commencer par la question des avoirs libyens investis au Maroc sous l’ère Kadhafi. Deux fonds ont permis de porter ces investissements: le Libya Africa Investment Portfolio et la Libyan Foreign Investment Company (Lafico), filiale du fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA). Les opérations les plus connues restent le Kenzi Tower Hotel qui a coûté aux Libyens quelque 880 millions de DH et l’opération de rachat de la compagnie pétrolière Mobil Maroc par Oilibya devenue très active depuis. Pour 2011 et au premier semestre de 2012, aucune opération d’investissement n’a été enregistrée avec la Libye. Et cela se comprend vu la situation qui prévalait dans le pays.
Jamal Eddine HERRADI

Marocco: Seminario Governo su come rilanciare l'economia

(Le Matin)
Il faut sortir des combats à la marge pour aller à l’essentiel et rétablir la confiance. On ne peut plus être dans une logique d’énergie cinétique, il faut canaliser les initiatives, donner de la cohérence à l’action publique, redonner de la confiance, en un mot relancer la machine. Nous avons la volonté et les moyens de le faire et travailler ensemble. Le chef du gouvernement est prêt à aller de l’avant, en rassemblant les initiatives pour aller ensemble vers l’objectif qui a été fixé. C’est vrai, le Maroc traverse un cap difficile dans un environnement international et régional en crise, mais il a une fenêtre d’opportunité unique. Les institutions internationales comme le FMI et la Banque mondiale sont confiants en la capacité du Maroc pour constituer un modèle pour la région».
C’est en substance le plaidoyer du ministre de l’Économie et des finances, Nizar Baraka, qui interviendra à la Chambre des conseillers après avoir présenté sa stratégie devant la commission des finances du Parlement. Il décryptera la logique de politique de croissance, d’efficience et de rationalisation dans laquelle il entend s’inscrire, précisant au passage que la crise n’est pas un problème de liquidité, puisque Bank Al Maghreb qui est prêt à prendre une partie du risque avec les banques pour les PMI donne la liquidité. Il reste que pour éviter tout choc exogène, le Maroc met tout son poids politique pour mobiliser l’aide extérieure, celle des pays du Golf et des organisations internationales.
C’est ainsi qu’il a décidé de faire appel à une ligne instaurée par le Fonds monétaire international en novembre 2011, sous le nom de Ligne de précaution et de liquidité du FMI, la LPL. Cette ligne permet de tirer en DTS (droits de tirage spéciaux) en cas de choc majeur, jusqu’à hauteur de 700% de nos dotations au niveau du FMI qui serait l’équivalent de 6,2 milliards de dollars en deux ans avec trois ans de période de grâce et deux ans pour rembourser. Le taux d’intérêt est entre 3,7 et 4,2% donc en dessous de la levée que nous avions faite qui était à 4,5 %. Cette sorte de «garantie de caisse» octroyée aux seuls pays qui ont des fondamentaux sains, a beaucoup d’avantages, apporte de la liquidité mobilisable de suite en cas de besoin, permet de sauvegarder la solidité des indicateurs macro-économiques, facilite l’accès au marché financier international en donnant un effet signal aux investisseurs. Il reste que la LPL n’est qu’un des moyens et qu’elle ne suffit pas pour la compétitivité.
Que faire cependant pour relancer la machine ?
Un comité de compétitivité a été créé avec la CGEM, il travaillera sur le volet export. L’idée est de prendre tous les plans sectoriels mis en place, voir les blocages et dysfonctionnements, voir comment on peut accélérer ces plans, voir les marges de manœuvre en termes d’exportation dans les domaines de l’offshoring, de l’automobile, etc. Nous sommes, précise le ministre, dans une logique de contractualisation entre les différents acteurs qui font partie du comité de compétitivité. La diversification des marchés est aujourd’hui incontournable, le Maroc met le cap sur l’Afrique et les pays arabes. Un groupe est créé pour travailler sur l’Afrique où nous avons une bonne connaissance des marchés et où nos entreprises et banques sont déjà installées. L’Accord de libre-échange pourrait du reste être élargi à la Libye et la Mauritanie dans le cadre de l’accord d’Agadir. Il faudra travailler sur les critères d’attractivité pour pousser les fournisseurs étrangers européens, chinois, à venir s’installer au Maroc. Une commission interministérielle suivie sur les investissements conventionnés a été créée et présidée par le ministre qui rappelle que plus de 30 milliards de dirhams de projets conventionnés n’ont pas été réalisés. Il faut donc impérativement remettre à plat le système pour réduire les dysfonctionnements et résoudre les problèmes. Même politique volontaire d’accompagnement des PME qui doit être soutenue par les banques.
Une batterie de mesures, des comités de compétitivité et de suivi, une ligne de précaution et de liquidité du FMI, sorte de «garantie de caisse» qui permettrait un financement mobilisable immédiatement en cas de besoin, beaucoup d’ingrédients de réussite sont réunis pour traverser les quelques mois difficiles et préparer 2014, présentée comme l’année de décollage. Reste un point nodal : «Pour faire une bonne partition, les musiciens ne doivent pas jouer fort, mais doivent jouer juste». Pour le moment, c’est une impression de cacophonie qui se dégage et sans doute faudra-t-il que le chef d’orchestre reprenne sa baguette pour mettre au sein de l’équipe plus d’harmonie, gage de réussite, d’une année qui s’annonce très difficile.
(Lire également : Nizar Baraka dresse l’état des lieux de l’économie nationale)
Publié le : 5 Août 2012 – Farida Moha, LE MATIN

Morocco: Report Lauds Interfaith Efforts

By: Magharebia
August 7, 2012
By Hassan Benmehdi
Morocco is becoming a trailblazer in the Arab world in terms of countering extremist ideology and promoting “tolerance, respect and dialogue among religious groups”, according to a just-published report.
In its latest study on religious freedoms around the world, the US Department of State noted that Moroccan law guarantees freedom of religion.
The government is determined to press on with its intention “to encourage tolerance, respect and dialogue among religious groups”, the July 30th report found.
Morocco
Morocco
The document also recognises the efforts made to promote moderate Islam and tolerance. Jewish Moroccans and Christian communities enjoy freedom of religion and are allowed to hold their religious services without restrictions.
“There are no prohibitions on religious clothing or symbols in either the public or the private sphere,” the report says.
It noted that Jewish cultural heritage is taught at some Moroccan universities as part of efforts to spur interfaith dialogue. The Department of Islamic Studies at the University of Rabat, for example, offers classes in Hebrew and comparative religious studies.
Political analyst Abdelmalek Nafih commented that the terrorist attacks that have beset Morocco since 2003 highlight the importance and necessity of reviewing the country’s policy on religion.
“At a time when the extremist media is constantly putting out fatwas left, right and centre, combating radical ideology will certainly not be an easy task for Morocco,” he told Magharebia. “The slightest negligence in this regard could be costly.”
University researcher Mustafa Moulay El Mehdi underlined that Morocco has consistently shown that it wants to bring an end to the disorder in the religious sphere.
“The main goal of the religious reforms that Morocco has pursued since 2004 has been to safeguard the country against extremism and backward thinking,” he said.
To counter extremist ideology, Morocco also needs to open a dialogue with those who do not believe in the value of tolerance, said 52-year-old Islamist campaigner and engineer Abdelhadi.
“We need to inspire hope in them by explaining to them the virtues of dialogue and respect for others,” he said. “We must reach out to them, talk to them and get them on board, because it’s when they retreat into themselves that they become ready to do irreparable damage.”
The Ministry of Habous and Islamic Affairs confirmed that reform of religious affairs does not mean re-establishing control over religion.
In his July 30th speech to mark Throne Day, King Mohammed VI stressed that Morocco espouses Sunni Islam, which advocates compromise and tolerance and outlaws extremism, fanaticism and ostracism.
“We have also created the High Council of Ulemas as a constitutional institution which fulfils its duties with regard to fatwas,” the king said.
Eight years ago, the Moroccan sovereign endorsed a new approach to promote a moderate, open and tolerant form of Islam.

AMBIENTE, 20 IMPRESE DEL BACINO DEL MEDITERRANEO A FERRARA

(VELINO) Roma, 6 ago. – Una delegazione di 20 operatori specializzati da Marocco, Tunisia, Algeria, Egitto e Turchia sara’ in Italia il 19 settembre per partecipare al sesto Salone sulle bonifiche dei siti contaminati e sulla riqualificazione del Territorio (Rem tech Expo 2012) di Ferrara. L’iniziativa e’ stata organizzata dall’Istituto per il commercio estero (Ice) in collaborazione con la rete diplomatica italiana nell’ambito della nuova strategia per l’internazionalizzazione delle nostre imprese. I 20 operatori, selezionati e invitati a cura degli uffici Ice di Istanbul, Il Cairo, Algeri, Tunisi e Casablanca incontreranno le nostre aziende presso i loro stand. Sono stati scelti questi paesi sulla base di ragioni economiche, in particolare a seguito degli elevati “stress ambientali” che queste nazioni hanno subito: dalle attivita’ estrattive, industriali e petrolifere ai danni causati nelle fasi piu’ cruente della Primavera araba. Al Salone, che quest’anno si rivolge principalmente a istituzioni, aziende, associazioni di categoria, Universita’, industria e comparto petrolifero, parteciperanno un centinaio di espositori; organizzato un ampio programma di convegni e seminari tra cui “Coast Expo 2012” sulla protezione della costa e del mare e “Inertia 2012”, dedicato al recupero dei rifiuti inerti. vel .

Gunfire at the Morocco-Algeria border leaves three border guards dead

(Daily News Egypt)
Three Algerian borders guards were killed in an ambush by members of an unknown group in Algeria’s northwestern province of Tlemcen, local El Watan newspaper reported Friday.
The newspaper went on to say the patrol was drawn into “clashes of great intensity” between the Algerian villages of Zouia and Roubane, close to the Moroccan border. This marks the second such attack in Algeria since the start of the month of Ramadan.
The border between the two countries has been closed since 1994 following an attack in the Moroccan town of Marraquexe which Morocco blames on Algerian intelligence services.
Algeria and Morocco have been at loggerheads over the Western Sahara area since Algeria backed the separatist Moroccan Polisario movement.

Morocco to assist Syrian refugees in Jordan

Morocco plans to send “substantial humanitarian aid” to help Jordan handle the influx of Syrian refugees fleeing the deadly unrest in their country, official sources in Rabat said on Friday.
King Mohammad VI has decided to dispatch an “expert Moroccan mission equipped with substantial logistical and humanitarian aid,” notably food, tents and medical supplies, the palace said in a statement.
Specialist doctors will accompany the relief mission, which the kingdom will provide with its own airplanes, according to a government source.
Jordan is currently hosting more than 145,000 people who have fled the 16-month conflict in neighboring Syria, which activists say has claimed more than 20,000 lives.
The Moroccan monarch and his Jordanian counterpart, King Abdullah II, spoke by phone on Friday, with Mohammad VI expressing his country’s “full solidarity” with Jordan in dealing with the refugee crisis, the palace said.
-AFP
To read more: http://www.nowlebanon.com/NewsArchiveDetails.aspx?ID=424854#ixzz22sC4c7N5
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Conference on Morocco's Reforms: Going Forward or Not?

(Pomed) A recent conference, at the US Capitol in Washington, entitled “Finding a Way Forward: The U.S., Morocco and a Changing North Africa.” The panel discussion included among others Alexis Arieff of Congressional Research Services, Audra Grant of RAND Corporation, and J. Peter Pham of the Atlantic Council and Haim Malka of the Center for Strategic and International Studies.
Haim Malka began by underscoring Morocco’s importance as a U.S. ally as well as its importance in the broader Middle East. Morocco’s Ambassador Bouhlal followed highlighting the history of U.S.-Moroccan bilateral relations, which go back to the U.S.’s first treaty in 1787. He went on to describe recent relations as a “new chapter” in that history, with the signing of a free trade agreement in 2004 and other new cooperative initiatives. In regards to the kingdom’s response to unrest in 2011, Bouhlal credited King Mohammed VI’s history of reforms dating back to his ascension in 1999, specifically in enhancing women’s rights and in establishing a reconciliation commission to investigate past crimes by the government. The ambassador emphasized that reforms take time, and touched on future plans to reform the judiciary via a panel of 42 experts.
Audra Grant followed, calling Morocco an encouraging beacon of liberty that has come about as a result of a long trajectory of reform beginning with King Mohammed’s father, Hassan II. In her opinion, the monarchy survived the protest movement of 2011 without losing legitimacy because this sustained liberalization lent credibility to the King’s proposed reforms, undercutting a protest movement she called diverse but fractured. Grant went on to detail the significant challenges that remain including high unemployment, a mismatch between education and economic realities, a retention of monarchial primacy in politics, and diminishing confidence in the political system and the ruling Justice and Development Party (PJD). Future success of the PJD, she added, will hinge on if they can deliver on economic growth, with jobs for youths above all else.
Peter Pham then discussed the new constitution and its context, arguing that many of the grievances that led to uprisings in other countries had already been dealt with in Morocco, and that the kingdom’s historical identity as a state also helped prevent upheaval, unlike many of its neighbors rooted in post-Ottoman or colonial constructs. Highlights of the new constitution include the new identity language acknowledging the many sources of Moroccan culture, such as Berber and even Jewish contributions, as well as wording acknowledging Islam as the official religion but underscoring the freedom of worship. Pham also discussed the new limitation that the King must select a prime minister from the majority party, a major opening in politics that in his opinion opposition groups must step up to and take advantage of.
Alex Arieff followed by presenting division of power issues, saying that while the King remains the “ultimate arbiter” in Moroccan politics, his response to popular concerns marks an important departure from the past, and the changes give increased leverage to civil society pushing for more reforms. Part of last year’s changes include a number of new oversight and regulatory bodies, and Arieff stressed that it is up to the legislature to define how these bodies will operate and thus how effective they will actually be. On the U.S.’s side, the government sees Morocco as a close ally, has consistently praised reforms, and is even comfortable with the PJD. On the issue of Western Sahara, the U.S. has had a nuanced but inconsistent policy that defers to the U.N. negotiation process but resists anything that will destabilize Morocco.
Malka then asked a question on the extent of satisfaction with reforms in the country, to which Arieff responded that satisfaction is difficult to gauge. In her view, there is a tendency outside of Morocco to attribute discontent completely to the economy, but Arieff believes many Moroccans are cognizant that the country’s economic shortfalls are indicative of an opaque political system. Pham added that Moroccans are happy with the direction of reforms but not necessarily the pace, and emphasized that grievances are by no means homogenous, and differ along economic, political, regional, and linguistic lines.
In response to a question on the current state of freedom of expression and association, Grant said the three historical taboos of expression are criticisms of the monarchy, Western Sahara policy, and Islam. The lines on those issues, she added however, are really only visible when someone crosses them and the government cracks down. Arieff said tolerance of protests in the kingdom has waxed and waned, but she expressed concern that recent arrests mark a new, less lenient stance.
On the subject of regional integration, all the panelists expressed tempered expectations for major improvements in the near future, despite the economic boon it would provide. For Morocco and Algeria, Grant said confidence building measures would be a good start as bilateral animosities between the countries extend far beyond disagreements over Western Sahara.

Maroc : un trône se mérite chaque jour

De ses lointains ancêtres alaouites, descendants d’Ali et de Fatima, il a hérité du sabre et du Coran, de la double onction des chérifs détenteurs de la baraka et des chefs de guerre. Si la fonction spirituelle demeure intacte, puisque aujourd’hui encore la prière est dite en son nom dans toutes les mosquées du royaume, le prestige temporel n’est plus depuis longtemps celui d’un djihadiste, mais celui d’un arbitre au-dessus de la mêlée. C’est cette fusion entre les deux visages du souverain que célèbre chaque 30 juillet la fête du Trône.
Comme son père et son grand-père avant lui, Mohammed VI est, sur le terrain politique, un intermédiaire qui se veut équitable. Comme eux, il a dû s’imposer pour que ce rôle ne se réduise pas à celui d’instance symbolique et de grand officiant des solennités publiques auquel une partie de la société politique (les partis d’opposition sous Hassan II, le Mouvement du 20 février aujourd’hui) aurait voulu le réduire.
Arbitre avec ce que cela implique : ne jamais s’engager outre mesure et éviter d’être identifié à quelque groupe que ce soit, surtout à celui dont il a favorisé l’existence.
Mais là où son prédécesseur encourageait les rivalités et au sens premier de l’expression divisait pour régner, M6 laisse se dérouler le jeu démocratique : la victoire des islamistes aux législatives de 2011 n’était sans doute pas son choix, mais il a laissé s’accomplir la volonté populaire. Non sans habileté, d’ailleurs, puisque la réussite du gouvernement Benkirane ne saurait lui être opposable et que son échec ne pourrait lui être imputable.
Ne pas croire, pourtant, que cet homme de 49 ans, aussi médiatiquement discret que son père était cathodique, ait abandonné aux politiciens le seul champ qui vaille aujourd’hui au Maroc : l’économique et le social. Sur ce terrain, il fait ce que ne faisait pas (ou plus) Hassan II, multipliant les projets, les visites et les inaugurations à un rythme soutenu – deux à trois par mois aux quatre coins d’un royaume qu’il arpente tel un géomètre.
Ports, usines, eau, électricité, stades, routes, universités, parc énergétique, habitat, TGV, mais aussi couverture médicale de base, réforme de la justice ou désengagement progressif du Palais de ses rôles traditionnels (et souvent jugés envahissants) de collateur et d’entrepreneur, la liste de ce que l’on appelle les « activités royales » pour cette année 2011-2012 n’est pas celle d’une monarchie dormante. Un trône, il le sait, se mérite chaque jour.
« Le peuple peut vivre sans roi, mais le roi ne peut vivre sans peuple » : la citation de cet aphorisme du célèbre réformateur Al-Afghani valut au rédacteur en chef d’un journal du parti de l’Istiqlal dix mois de prison. C’était il y a près d’un demi-siècle. Aujourd’hui, elle passerait inaperçue tant sont rares les Marocains à l’estimer, en ce qui les concerne, exacte. N’en déplaise à ceux qui, de l’étranger, ont toujours voulu la considérer comme une obsolescence, la monarchie alaouite a su avec M6 prendre le tournant de la modernité et d’une certaine normalité. Ici, le siège suprême n’est pas éjectable. Et ce n’est pas demain que la prière ne sera plus dite au nom de « celui que Dieu a choisi ».
Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Maroc : les clés du royaume… | Maroc : un trône se mérite chaque jour | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

UMA: Dati salue l'appel de Mohammed VI

(Le Figaro) L’eurodéputée UMP Rachida Dati a salué ce mardi l’appel du roi du Maroc Mohammed VI en faveur de la relance de l’Union du Maghreb arabe (UMA), estimant que l’Union européenne devait y “répondre”.
“Dans un contexte d’instabilité de nombreux pays arabes et de difficultés des institutions internationales à trouver des solutions de paix et de démocratie”, le roi “a appelé, de manière visionnaire, à la relance de l’Union du Maghreb arabe”, salue l’ancienne ministre dans un communiqué. “Cet appel ne doit pas passer inaperçu. L’Union européenne doit aussi y répondre afin de s’y associer. Cela peut être la solution à la faiblesse de notre action dans cette partie du monde”, estime-t-elle.
“Aujourd’hui plus que jamais l’Union du Maghreb arabe doit sortir de son immobilisme et doit être l’acteur incontournable de la recherche d’une solution de paix et de stabilité pour cette région du monde. Les pays du Maghreb ne doivent pas rater leur rendez-vous avec l’Histoire et avec leur destin”, ajoute Mme Dati.
Créée en 1989, l’UMA est en panne, notamment en raison du conflit au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée en 1975 par le Maroc mais dont le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, demande l’indépendance via un référendum. Son dernier sommet remonte à 1994. Rachida Dati souligne aussi que Mohammed VI “a rappelé son attachement à un islam tolérant ouvert aux autres et sur le monde”. “Dans ce contexte, l’Union européenne a le devoir de se tenir aux côtés du Maroc”.